Les brumes de l’apparence, de Frédérique Deghelt

En version courte
Gabrielle, parisienne de quarante ans, organise des événements mondains, vit avec Stan, chirurgien esthétique de renom, et leur fils. Elle reçoit un beau matin en héritage une masure familiale, isolée au milieu de la France. Bien déterminée à la vendre dans les meilleurs délais, elle va se rendre compte en se rendant sur les lieux, que sa famille cachait bien des secrets, qui changeront sa vie à jamais.

1540-1Ce que j’en ai pensé
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman fantastique qui m’avait autant plu. En suivant le chemin de Gabrielle qui cherche à en savoir plus sur sa famille maternelle qu’elle ne connaît pas ou peu, on suit une frontière entre le réel et l’irréel. Pourtant, le personnage de Gabrielle a les pieds sur terre, et est même sceptique, mais force lui est de constater qu’il y a des choses que l’on ne peut nier.
En se rendant sur les terres familiales, elle découvre que les femmes de sa famille, elle incluse, ont des capacités exceptionnelles. Mais ce n’est pas tant une recherche sur celles-ci dans laquelle nous entraîne l’héroïne qu’un voyage dans la France profonde, aux croyances surnaturelles. Cette recherche va obliger Gabrielle à lutter contre ses préjugés, s’immiscer pleinement dans un monde qui la repousse, à aller contre ses croyances, et à faire de nouvelles rencontres riches en rebondissements.
Bien loin des Harry Potter et autres Divergente, on reste ici dans un univers proche de celui dans lequel nous vivons. Je me demande même si les lieux cités dans le roman ne sont pas réels, ce qui rend l’histoire d’autant plus prenante.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Gabrielle, parisienne bourrée de préjugés sur la province qui se retrouve finalement contrainte à y passer un temps conséquent, loin de ses repères familiaux et amicaux. On la pense faible et crédule, elle nous montrera finalement qu’elle cachait bien son jeu. Les personnages secondaires sont également très présents et importants : on se demande où serait allé Gabrielle si elle n’avait pas rencontré sa tante ou encore l’agent immobilier Jean-Pierre Moulin dont la simplicité et la bonhomie apportent un excellent contrepoids au caractère tranchant de Gabrielle
J’ai également beaucoup apprécié l’univers dans lequel le roman nous emmène : c’est notre monde, notre campagne, notre France, mais certains de nos concitoyens y ont la possibilité de voir les esprits des personnes défuntes, ou des capacités de guérisons ou de soulagement de la douleur. On est plus dans le domaine des “guérisseurs” ou autre “sorcière de village” que dans les elfes. On est presque en train d’imaginer que ce sont des faits réels qui nous sont narrés.
La richesse de ce roman réside pour moi dans la capacité de l’auteure à décrire les lieux et les émotions. Grâce à cela, on a l’impression de suivre pas à pas Gabrielle dans ses voyages, tel un caméra-man en plein reportage. On est embarqué dans l’histoire, et on a envie de résoudre la quête de Gabrielle avec elle.

J’ai dévoré ce roman, et je le recommande sans hésitation : on passe un très bon moment, et on voyage dans des contrées pas si lointaines que ça !

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