Orange is the new black (VO), de Piper Kerman

orange-is-the-new-black-my-time-in-a-women-s-prison-474845En ce moment, tout le monde parle beaucoup de la nouvelle série éponyme diffusée par Netflix : “un chef d’oeuvre”, “il faut absolument que tu regardes”, … Je ne savais donc pas qu’il s’agissait en fait de l’adaptation d’un roman. Quand je suis tombée dessus dans ma librairie, j’ai donc d’abord été très étonnée. Puis, évidemment je l’ai acheté, ma pile de livres pour l’été ayant besoin de renforts.

En version courte
Dans la période rebelle de son adolescence, Piper s’est entichée de Nora, trafiquante de drogue, et l’a aidé à transférer de l’argent des USA vers la Belgique. Après quelques années de vie commune, Piper préfère s’éloigner de ce milieu et dit adieu à Nora.
Depuis, Piper a rencontré Larry, s’est fiancée et a un emploi stable. Oui mais voilà, son passé la rattrape et elle est envoyée en prison pour une durée de 15 mois. Elle va ainsi nous raconter son quotidien jusqu’à sa libération.

Ce que j’en ai pensé
J’ai été conquise avant la fin du premier chapitre, et j’ai dévoré le roman jusqu’à la dernière phrase. Non seulement, le sujet est intéressant (le mot me paraît faible), mais la narration est excellente. Sans chichis ni pincettes, Kerman nous raconte exactement ce qu’elle a vécu : qui étaient ses collègues de chambrée, comment son arrivée s’est passée, avec quels gardiens il a fallu qu’elle vive, quels sacrifices lui ont été demandés, comment son entourage a tenu. C’est précis, c’est passionnant, c’est parfois drôle et c’est enrichissant. Je suis sortie grandie de cette lecture, car il s’agit avant tout d’une aventure humaine hors du commun.
J’avais déjà lu des récits sur des incarcérations, mais celui-ci m’a frappé par sa simplicité et par son sens du détail. Contrairement à ceux qui essayent de passer rapidement sur cette période par peur des mauvais souvenirs ou par délicatesse, Piper Kerman décrit tout avec précision, jusqu’à la confection des sous-vêtements qu’elle portait ou les scènes de douches. A aucun moment elle ne s’apitoie sur son sort, affrontant sa peine avec noblesse et calme, se disant qu’après tout, ses co-détenues en ont pour plus longtemps qu’elle dans la majorité. On découvre ainsi le petit monde carcéral féminin, qui a parfois l’air d’une colonie de vacances. C’est sans doute pour cela que le roman est aisé à lire.
Ce qui m’a le plus plu dans son récit reste toutefois la richesse de l’expérience : certes, l’incarcération n’est pas un sujet facile, mais grâce à ce roman, on comprend mieux l’ambiance qui règne derrière ces hauts murs de pierre et de barbelés. Quand on pense au nombre de personnes incarcérées, notamment aux Etats-Unis, et à l’image que l’on a du système pénitentiaire américain, telle que divulguée dans les films, ce roman est une vraie bouffée de fraîcheur.
Je pourrais continuer des pages dans la même veine, mais je préfère simplement recommander chaudement ce roman, qui vous apportera forcément quelque chose.

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