The Country of Ice Cream Star (VO), de Sandra Newman

ice creamVoilà une critique un peu particulière : j’ai découvert ce roman en me rendant dans ma librairie habituelle, à la recherche d’une nouvelle lecture et je me suis basée uniquement sur la couverture pour faire mon choix. C’est ainsi que j’ai découvert ce roman, en lisant la 4ème de couverture et en le feuilletant rapidement. C’est également un roman que j’ai lu en VO, dans un anglais très adapté par l’auteure.

En version courte
Dans les vestiges de notre civilisation, Ice Cream Star vit avec ses compagnons dans un monde désolé où personne ne vieillit au delà de 20 ans. En effet, une maladie ravageuse frappe tous les adolescents une fois qu’ils atteignent l’âge fatidique de 18/19 ans. C’est lors d’un de leurs pillages quotidiens qu’Ice Cream fait la rencontre d’un Roo nommé Pasha, âgé de 30 ans. Elle comprend alors qu’un remède est possible, et qu’elle pourra sauver son frère Driver, qui se rapproche dangereusement de l’âge fatidique.

Ce que j’en ai pensé
J’ai eu beaucoup de mal à vraiment m’intéresser à ce roman : il faut un certain temps avant de saisir toutes les nuances de ce monde complexe, mais ce qui m’a le plus freiné c’est l’argot utilisé. Le “Je” est remplacé par “Moi” et les constructions de phrase sont étranges. Mais je me suis forcée, je n’aime pas commencer les choses sans les finir, et je suis plutôt contente d’avoir continué jusqu’au bout. Une fois habitué au langage utilisé, on s’attache vraiment au personnage d’Ice Cream qui n’a somme toute que 15 ans et qui doit déjà tout faire comme une adulte. Prenant rapidement la suite de son frère à la tête du clan, c’est elle qui conduira ses amis dans la suite des aventures, où on découvre qu’il n’y a pas que le continent américain qui a survécu, et où l’on retrouve des préoccupations bien actuelles. Entre religion, guerres et maladies infectieuses, il faut beaucoup de courage et d’efforts pour survivre et Ice Cream se retrouve ainsi embarquée dans une histoire bien plus importante que ce qu’elle imaginait.
Il y a de très bonnes idées dans ce roman. J’ai par exemple adoré la construction des noms des personnages : le prénom est un nom commun “arrangé” (Ice Cream, Driver, El Mayor, NewKing…), suivi de l’âge de la personne et enfin son nom de famille, nom commun également. L’un des premiers chapitres nous explique cette construction, et j’ai trouvé l’idée excellente et amusante. J’ai également beaucoup aimé la représentation future de notre monde : 3 tribus se partagent les “Nighted States”, futurs Etats-Unis, l’Europe se retrouve plus ou moins consommées par la Russie, et l’Afrique retrouve une fonction “berceau” de la planète.
Et finalement l’histoire nous accroche : on se demande comment l’héroïne va s’en sortir, mue par cette envie de trouver le remède, mais devant faire face à des trahisons, des jalousies, une grossesse avortée, des manipulations. L’auteure a très bien réussi à retranscrire des problèmes à la fois adultes et actuels dans une oeuvre où les ados sont rois et qui se passe dans des centaines d’années, dans un monde où le chaos règne. Le scénario est très riche, et même si l’on s’y perd un peu et qu’il me faudra certainement le relire une 2ème fois pour saisir toutes les nuances, j’ai beaucoup apprécié.
Un peu au hasard, je suis donc tombée sur une oeuvre de science-fiction réussie, qui m’a fait penser à la saga “Labyrinthe”, mais en version plus adulte et plus aboutie qui m’a bien plus plu, et que je vous recommande.

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