Celui dont le nom n’est plus, de René Manzor

4121BT08hUL._SL160_Ce roman m’a été recommandé (encore une fois) par Christel, de La tête dans les livres. Elle avait elle-même adoré le lire, et en avait fait une excellente critique, que vous pouvez découvrir ici.

En version courte
Un matin, à Londres, la police enquête sur le meurtre d’un homme éviscéré et vidé de ses organes. La meurtrière est une des proches de la victime mais ne se souvient de rien. Le lendemain, l’histoire recommence, et c’est ainsi sur une série de meurtres identiques que Scotland Yard, en la personne du Lieutenant McKenna, va enquêter. Comment ces personnes ont-elles pu s’en prendre aux personnes qu’elles aiment, mais ne pas s’en souvenir ? C’est là tout le mystère de cette enquête. Accompagné de Dahlia Rhymes, agente spéciale américaine, le lieutenant McKenna va devoir lutter contre ces préjugés et affronter de nouveaux domaines pour résoudre l’affaire.

Ce que j’en ai pensé
Spectaculaire, ahurissant, entraînant… Il semblerait que la langue française ne soit, pour une fois, pas assez fournie. On est transporté, tout simplement. Dès le début, Manzor annonce la couleur : le meurtre est inédit, les détails bien fournis, et on se retrouve directement dans l’enquête aux côtés de McKenna. Personnellement, j’ai particulièrement apprécié l’originalité de l’histoire : dans la majorité des policiers que j’ai lu, on doit attendre sagement la fin pour découvrir qui est le meurtrier, alors que là on le découvre tout de suite. Il faut pourtant aller chercher plus loin pour découvrir qui est vraiment derrière tout ce scénario.
L’intrigue m’a fascinée. Encore aujourd’hui, je me demande comment un auteur peut arriver à une telle histoire. Manzor nous tient en haleine du début jusqu’à la fin, alors même que l’on devine ce qui va se passer : on ne peut s’empêcher de terminer le livre afin d’avoir toutes les explications concernant le meurtrier et les raisons mystiques qui le poussent à agir ainsi.
Au niveau des personnages, j’ai beaucoup apprécié la richesse des trois intervenants principaux : le lieutenant McKenna, père de famille bourru, la spécialiste américaine Dahlia Rhymes qui se retrouve au beau milieu de Scotland Yard sans n’avoir rien demandé, et l’avocat Nils Blake, bien forcé de reprendre du service face à la particularité de l’affaire. J’ai particulièrement aimé le personnage féminin, qui, en amenant un peu de douceur dans un scénario très masculin, doit pour autant parvenir à se faire sa place dans une équipe pleine de préjugés.

Ce roman est vraiment l’un de mes grands coups de cœur policier : je suis restée debout jusqu’à 4h du matin pour pouvoir le terminer tellement je voulais connaître les explications qui manquait. Un grand bravo à René Manzor !

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3 thoughts on “Celui dont le nom n’est plus, de René Manzor

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